Bejaia, la perle de l’Afrique du nord, éternelle enchanteresse …
L’on est séduit en un éclair par cette cité presqu’île fascinante et à l’histoire millénaire. S’étalant majestueusement dans son écrin que constituent la forêt et la mer en parfaite symbiose, ce joyau qu’enveloppe agréablement une atmosphère « tissée » d’iode et de chlorophylle baigne presque à longueur d’année dans l’azur du ciel et la mer allié à une envoûtante luminosité d’un soleil immaculé qui met également en valeur toute la magnificence de la majestueuse chaîne des Babors qui se dresse à l’horizon en protectrice de l’un des plus beaux golfes du monde jusqu’à s’éteindre à la sortie de celle-ci vers le grand large… Et ce grand large commence une fois éloigné de la non moins superbe et fabuleuse anse des Aiguade ou baie des Aiguade qui fut le théâtre et le port d’attache d’une importante affluence de civilisation depuis l’antiquité. Une autre anse, celle de tamelaht qui ne manque pas de charme se creuse a l ouest du cap carbone et, là, se trouve la belle arche marine au bas des falaises. Disposant d’une façade maritime de plus de 100km .alliant crique set plage de sable fin, de galets, d’est en ouest, Bejaia est donc une wilaya côtière du centre en bordure de la mer méditerranée insérée entre les grands massifs du Djurdjura, des Bibans et des Babors. La période prés historique de la région de Bejaia a laissé bien des traces, dont également des objets d’art figuratif, notamment des figurines zoomorphes en terre cuite dans l’abri sous roche d’Afalou, près de Souk-el-Tenine .La position géographique privilégiée de la ville à incité à l’établissement d’un comptoir phénicien ou punique. En 27/ 26 avant j c le romain octave y fonda la colonia julia augusta saldensium Septimana Immunis . La ville s’est équipée de nombreux ouvrages d’utilité publique tel que l’aqueduc de Toudja , sur le flanc du massif d’Aghbalou située à 16,5 a l’ouest de Saldae c’est vers le milieu du XI ème siècle que la carte politique de l’actuel « Maghreb » allait être bouleversée. En confit avec les Almoravides à l’ouest et les Zirides à l’est, le royaume berbère des Hammadite transfère sa capitale de la Qalaa à Bgayet (Bougie, Bejaia). 1136, celle-ci réussit à repousser une attaque expédition de flotte la génoise mais fut prise en 1152 par les Almohades.XIIIème, XVème siècle : la cité redevint une place commerciale, scientifique et culturelle prospère. la période médiévale, en tout cas représente l’âge d’or de la ville, notamment grâce aux initiatives du prince Hammadite AL-NASIR. Sa population était constituée en majorité de Kabyles et d’Andalous qui cohabitaient sereinement avec une importante communauté juive et une colonie chrétienne. Le rôle joué par Bejaia dans la transmission du savoir au Moyen-Âge est des plus remarquable et ce d’autant que d’éminentes personnalités scientifiques et littéraires au prestige incontestable y firent des séjours plus ou moins longs. Parmi elles, le métaphysicien andalou Ibn-Arabie, le mathématicien italien Leonardo fibonacci, le philosophe catalan Raymond Lulle. L’occupation française de Bejaia en 1833 et dura jusqu’en 1962 date de recouvrement de l’indépendance. La cite et sa région opposèrent une résistance farouche et plusieurs événements historiques prouvent qu’elle ne cessèrent jamais d’être un foyer d’insurrection.
En août 1956 soit deux années après le déclenchement de la lutte armée s’est tenues à Ifri à Ighzer Amokrane, le fameux congre de la Soummam .en effet il fallait bien structurer la guerre de l’indépendance. |